«Le subconscient ne questionne pas, il obéit à la suggestion». Bienvenue dans l'univers fascinant d'un maître de l'hypnose qui, durant près de trois heures, s'emploiera à démontrer que l'esprit l'emporte sur la matière.
Transfert d'énergie, magnétisme, hypnose... Les techniques utilisées par Messmer demeurent énigmatiques, tout comme le personnage. Le peu que l'on sait est qu'il a commencé tout jeune à les mettre en pratique (les résultats obtenus font d'ailleurs foi d'une longue expérience). On présume en outre que son nom de scène provient du terme anglais «mesmerized», qui signifie fasciné.
C'est un fait, il fascine... et vous fait rire. On ne se moque pas des volontaires qui ont l'audace ou la curiosité de se prêter à son jeu, mais ce qu'il réussit à tirer de ses somnambules ne peut que déclencher l'hilarité. S'il les fait marcher en apesanteur, régresser dans le temps, parler martien ou japonais, gardons à l'esprit que les personnes qui sont montées sur scène lui ont accordé le pouvoir d'agir sur leur subconscient. Sinon, c'est l'angoisse.
Il lui suffit dans certains cas - ça ne fonctionne pas avec tout le monde - d'un simple contact, un regard, une parole et vous voilà un pantin qu'il contrôle à sa guise. Son attitude n'a cependant rien d'offensant. Lorsque le charme n'opère plus, Messmer ou son partenaire Sincler se contente de remercier la personne et de revenir à celles qui sont toujours envoûtées. Certains dans la salle - particulièrement réceptifs à son énergie - ont momentanément perdu le contrôle de leurs facultés motrices ou se sont mis en mode veille. S'il est vrai que quelques minutes d'hypnose valent trois heures d'un sommeil réparateur, alors on se réjouit pour eux. Après tout, ceux qui ont harponné des requins, se sont délectés d'une bonne pinte de sang en Transylvanie ou se sont payé une mémorable chevauchée à l'époque des Patriotes méritent bien un peu de repos. Quant à Franck Einstein, espérons qu'il a recouvré sa pleine identité...
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